Le trouble de voisinage n'exige pas de faute
Un voisin peut causer un trouble sans commettre la moindre faute : une exploitation régulièrement autorisée, un chantier mené dans les règles. Ce qui compte, c'est que le trouble dépasse la mesure des inconvénients ordinaires du voisinage, appréciée selon les lieux et les circonstances.
Le juge peut alors accorder une compensation, voire ordonner des mesures qui rétablissent l'équilibre entre les propriétés. La preuve est déterminante : constat d'huissier, relevés, photos datées, témoignages.